Le thème du courage dans les écrits de Nichiren PDF Imprimer Envoyer

« Réponse à Kyô’o »

Extrait de Kyô-ô Dono Gohenji, G.Z. p. 1124 – Lettres et traités de Nichiren Daishonin, vol. 1, ACEP, 1992, p. 131

Il est écrit que ceux qui gardent le daimoku du Sûtra du Lotus seront protégés par Kishimojin et ses dix filles. Ils bénéficieront du bonheur d’Aizen et de la bonne fortune de Bishamon [2]. Votre fille peut donc jouer ou s’ébattre n’importe où sans qu’il ne lui arrive aucun mal. Comme le roi-lion, elle sera libre de toute crainte. Des dix filles de Kishimojin, c’est Kôdainyo [3] qui accorde la protection la plus profonde. Mais tout dépendra uniquement de votre foi. Une épée est inutile entre les mains d’un lâche. La puissante épée du Sûtra du Lotus doit être maniée par une personne à la foi courageuse. Alors elle deviendra aussi forte qu’un
démon armé d’une barre de fer. Moi, Nichiren, ai inscrit ma vie à l’encre sumi. [4] Aussi, croyez dans ce Gohonzon de tout votre cœur. La volonté du Bouddha est le Sûtra du Lotus mais l’âme de Nichiren n’est autre que Nam-myoho-renge-kyo. Miao-lo dit dans ses commentaires : « Au cœur du Sûtra se trouve révélée l’illumination originelle du Bouddha [5] Les malheurs de Kyô’ô Gozen se changeront en bonne fortune. Faites appel à toute votre foi et priez ce Gohonzon. Que pourrait-il alors y avoir d’impossible à réaliser ?


[2] Bishamon : l'un des Quatre Rois du Ciel.
[3] Kôdainyo : l'une des Jûrasetsu, les dix filles de Kishimojin.
[4] Sumi : encre de Chine noire.
[5] Hokke Mongu Ki, vol. 10.


« Sur les persécutions subies par le Bouddha »

Extrait de Shônin Gonanji (Yo Monjin Tôsho), G.Z. p. 1189 – Lettres et traités de Nichiren Daishonin, vol. 1, ACEP, 1992, p. 271

Chacun de vous doit faire preuve du courage d’un lion et ne jamais céder aux menaces de qui que ce soit. Le lion n’a peur d’aucune autre bête sauvage, pas plus que ses lionceaux. Les calomniateurs sont comme des chacals hurlants mais les disciples de Nichiren sont comparables au lion qui rugit.



« La lettre de Sado »

Extrait de Sado gosho (Toki Dono tô Gohenji), G.Z. p. 1304 – Lettres et traités de Nichiren Daishonin, vol. 1, ACEP, 1992, p. 35

C’est le propre des bêtes sauvages que d’intimider le faible et de redouter le fort. Les érudits de notre époque sont exactement comme eux. Ils méprisent un sage sans appui mais craignent des autorité iniques. Ce ne sont que de serviles courtisans ! C’est seulement lorsqu’il triomphe d’un puissant adversaire que se révèle la force d’un homme. Quand un mauvais souverain, en accord avec des moines hérétiques, tente de détruire la Loi correcte et exile un sage, ceux qui auront un cœur de lion deviendront immanquablement bouddha comme Nichiren. Je ne dis pas cela par arrogance mais parce que je me consacre ardemment à la Loi correcte. Un homme arrogant est terrassé par la peur lorsqu’il est confronté à un puissant ennemi, exactement comme cet ashura orgueilleux qui rapetissa pour se cacher dans une fleur de lotus, sur le lac Munetchi, lorsque Taishaku lui fit des remontrances.



« Les Trois obstacles et les Quatre démons »

Extrait de Hyo-esakan Dono gosho (Sanso shima no koto), G.Z. p. 1090 – Lettres et traités de Nichiren Daishonin, vol. 2, ACEP, 1993, p. 316

Jusqu’à présent vous êtes resté fidèle, et, maintenant, il serait regrettable que vous tombiez dans les Mauvaises Voies. Voici pourquoi je dis cela. Si, et il n’y a qu’une chance sur cent ou sur mille pour que cela se produise, vous décidez de suivre mes conseils, dites franchement à votre père : « Parce que vous êtes mon père, j’ai le devoir de vous obéir, mais, puisque vous êtes devenu un ennemi du Sûtra du Lotus, je manquerais, en fait, de piété filiale en agissant ainsi. Je suis donc résolu à rompre avec vous et à suivre mon frère. Si vous le déshéritez, sachez que vous me déshéritez moi aussi. » N’ayez pas la moindre peur. C’est [le manque de courage] qui empêche d’atteindre la boddhéité même lorsque l’on a pratiqué le Sûtra du Lotus de nombreuses fois depuis le plus lointain passé.
Il y a indéniablement quelque chose d’extraordinaire dans le flux et le reflux des marées, dans le lever et le coucher de la lune, et dans la façon dont se succèdent l’été, l’automne, l’hiver et le printemps. Il en va de même lorsqu’une personne ordinaire atteint la boddhéité. À ce moment là, les Trois Obstacles et les Quatre Démons apparaîtront inévitablement, et le sage se réjouit tandis que l’insensé s’enfuit.


 

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