Foi, pratique, étude [Shin gyo gaku] [février 1986] PDF Imprimer Envoyer

Extrait de 3e Civilisation n° 546, p. 26-27, février 2007 [repris du 3e Civilisation n° 270, février 1986]

On dit qu’une pratique joyeuse et vigoureuse, libre de tout formalisme est capable d’éveiller en nous le pouvoir du bouddha. Mais comment y parvenir ? Dans le numéro de 3e Civilisation du mois de février 1986, le président de la SGI, Daisaku Ikeda, transmettait quelques orientations à propos de la foi, la pratique et l’étude (shin, gyo, gaku en japonais).

La foi pour vivre

Les principes de base de la Soka Gakkai consistent à croire dans le Gohonzon, transmettre le bouddhisme et se consacrer à l’étude. Toute autre forme d’activité dans la Soka Gakkai est secondaire. Dans « La véritable entité de la vie », Nichiren dit : « Entraînez-vous dans les deux voies de la pratique et de l’étude ». Les efforts d’une personne pour pratiquer et étudier proviennent de sa foi. Sa pratique et son étude, en retour, renforcent et approfondissent sa foi.
La continuité est le facteur le plus important dans la mise en œuvre des principes de foi, pratique et étude. Que vous soyez dans une période de crise ou non, quoi qu’il arrive, le fait de pratiquer chaque jour, sans se relâcher, est de la plus haute importance. Quel que soit vote âge, votre position dans la société, souvenez-vous toujours de ces trois points de base.
On connaît la fable du lièvre et de la tortue. Je vous encourage à adopter la stratégie de la tortue – lentement, mais sûrement – avancez jusqu’à la victoire finale. Grâce à une pratique sincère et assidue, nous pouvons graver dans notre vie de grandes causes pour une bonne fortune éternelle et un bonheur absolu.
 Même lorsque leur croyance paraît profonde, les gens ont tendance à perdre leur enthousiasme au fur et à mesure que le temps passe. Si votre compréhension des enseignements de Nichiren Daishonin est superficielle, votre foi finira par disparaître et vous arrêterez de pratiquer, aussi vigoureuses que puissent paraître, en surface, vos activités à l’heure actuelle. Ainsi, mettre l’enseignement en pratique et l’étudier en profondeur sont deux éléments vitaux pour établir la croyance correcte dans la vie de chacun. Votre décision profonde (ichinen), basée sur la croyance, crée la cause et l’effet en un seul instant et pour toute l’éternité. Elle est la source de la force vitale, de la joie et de la bonne fortune.

Qu’est-ce que vivre ?

Vivre n’est rien d’autre qu’une série d’actions entreprises sur la base de ce que l’on croit. Si vous ne possédez aucun système de croyance, il vous est impossible de donner une direction à votre vie. Certains croient en une religion ou en une idéologie spécifique. D’autres considèrent que la science, la médecine et la technologie expliquent tout. D’autres encore sont prêts à tous les sacrifices pour leur entreprise, leur pays, ou l’organisation à laquelle ils appartiennent. Il y a aussi ceux qui ne vivent que pour leurs parents ou leurs amis.
 Même celui qui se proclame athée agit insciemment avec la foi en quelque chose. Rien n’est plus triste en ce monde que de croire en quelque chose d’erroné. Quelque soit la bonne volonté ou l’acharnement qu’une personne déploie dans ses efforts, lorsqu’elle a foi en quelque chose d’erroné, elle tombera inévitablement dans le malheur. Ceci s’applique non seulement aux individus, mais à la société, aux organisations et même aux nations. La foi n’est pas quelque chose de séparé de la vie quotidienne. Elle n’est pas réservée à un groupe de gens particulier. La plupart des gens négligent la question de savoir si ce qu’ils croient est vrai ou faux, juste ou injuste. Leur indifférence à cet égard est stupéfiante ! c’est pourtant là que réside la racine même du malheur.
La boddhéité n’existe pas très loin de vous. Elle ne désigne pas un état de vie exceptionnel, étranger d’une façon ou d’une autre à l’existence humaine. La boddhéité n’est pas autoritaire. C’est la loi qui permet équitablement à chacun de transformer les profondeurs de sa propre vie. De plus, le bouddha et le commun des mortels ne sont pas deux existences différentes. Simplement, le bouddha n’a d’autre but que d’aider les gens ordinaires à atteindre le même état de vie que lui.

Le rythme de l’univers

Nam-myoho-renge-kyo est, explique Nichiren, le son du rythme le plus merveilleux de l’univers. Lorsque vous récitez Nam-myoho-renge-kyo, vous pouvez donc harmoniser votre vie avec le rythme parfait de l’univers et, de cette façon, vous jouer de tous les obstacles et parvenir à l’état de vie le plus heureux. Cela peut se comparer au plaisir d’une personne qui fait du surf : on chevauche les vagues des problèmes de la vie quotidienne. En définitive, le malheur provient du fait que la vie d’une personne est, d’une façon ou d’une autre, en désaccord avec le rythme de la plus grande force de l’univers. À vrai dire, tout le monde sans exception désire, dans les profondeurs de sa vie, être capable de réciter Nam-myoho-renge-kyo.
 Les exemples sont nombreux de personnes qui, après avoir rencontré le Gohonzon, ont refusé de pratiquer. Mais, plus tars, lorsqu’elles ont eu à faire face à des problèmes difficiles, elles se sont souvenues de Nam-myoho-renge-kyo ; elles ne voyaient pas ce qu’elles pouvaient faire d’autre. Les connaissances ou le statut social ne sont d’aucune utilité devant certaines situations très difficiles. En fait, Nam-myoho-renge-kyo constitue la base de la vie de chacun. Exactement comme un bébé qui crie, la personne qui récite daimoku obéit à l’instinct le plus fondamental de la vie.

Que signifie avoir la foi ?

Gongyo est la pratique qui permet de changer son karma et d’accumuler de la bonne fortune. Ne négligez donc pas cette pratique. De toute façon, c’est vous, plus que quiconque, qui bénéficiez de la pratique de gongyo. Ne pas faire gongyo, c’est comme voir un fruit sans en planter la graine, ou attendre un chèque sans travailler. Ou encore, c’est comme ne pas se servir d’une machine excellente, après l’avoir achetée. En dernière analyse, la cause fondamentale pour recevoir des bienfaits infinis est la pratique régulière d’un gongyo sincère.
Vous aurez peut-être des périodes très difficiles à traverser tout au long de votre vie. Si vous avez beaucoup de temps pour pratiquer maintenant, faites-le pour préparer votre avenir. Réciter daimoku, c’est comme mettre de l’argent de côté. C’est comme recharger votre vie avec une énergie nouvelle.
Lorsqu’un événement auquel on ne s’attendait pas se produit, la différence entre ceux qui ont beaucoup pratiqué et les autres apparaît clairement. La pratique sincère de daimoku peut transformer une situation négative en une source de bonne fortune, alors que les mêmes circonstances peuvent précipiter dans le malheur ceux qui n’ont pas pratiqué pour se fortifier.
Parce que la simultanéité de la cause et de l’effet (inga guji) est un aspect de la réalité profonde de la vie, votre gongyo du matin détermine le rythme de votre journée tout entière. Lorsque vous faites un bon gongyo du matin, votre existence est parfaitement rythmée tout au long de la journée, en accord avec le principe bouddhique de « la cohérence du début jusqu’à la fin ». De même, la qualité de votre journée du lendemain sera déterminée par la manière dont vous faites gongyo le soir, et tout particulièrement par des décisions telles que : « Demain, j’aurai la force de lutter pour kosen-rufu avec tout l’enthousiasme nécessaire. » C’est la clé d’une pratique selon le principe bouddhique : « la foi équivaut à la vie quotidienne ».
Faire gongyo le matin et le soir de tout cœur et réciter daimoku aussi longtemps que possible est la pratique de base de la foi. Si vous ne faites pas gongyo, votre journée ne sera pas en rythme, vous vous sentirez triste, paresseux, incapable de convaincre les autres et découragé. De même, si vous faites gongyo à moitié endormi, ou que votre esprit n’est pas à ce que vous faites, votre vie sera tiraillée par votre environnement, vous manquerez de confiance en vous et serez anxieux. 
Faire gongyo devant le Gohonzon n’est pas différent de s’asseoir en face de Nichiren Daishonin. Dans ce cas, votre attitude ne se relâcherait guère. Faire gongyo en s’endormant ou en baillant serait hors de question ! De toutes les activités de notre vie quotidienne, gongyo est la plus noble. C’est le moment où nous pouvons vivre dans la boddhéité. Pourriez-vous vous assoupir ou bailler ainsi devant Nichiren Daishonin ? Pensez-y. Cependant, nous ne devons pas devenir pointilleux, prisonniers des formalités de gongyo. Nous devons être naturels devant le Gohonzon. Même si vous récitez gongyo et daimoku, cela ne restera qu’une simple formalité si vous ne faites pas d’effort dans la vie quotidienne, et si vous n’effectuez pas un actif retour sur vous-même avant d’adresser au Gohonzon une pratique sincère, votre gongyo ne sera pas solide.
Avoir la foi signifie être libre de doutes. Mais cela ne veut pas dire que la foi interdit de penser et de réfléchir. Se poser des questions telles que : « Qu’est-ce qui fait la grandeur du bouddhisme ? » ou « en quoi consiste la conception bouddhique de la vie ? » est on ne peut plus naturel. Ainsi, une foi libre de doutes, c’est cette foi inébranlable à laquelle on est parvenu après avoir douté et avoir résolu tous ses doutes.

La pratique pour les autres

Transmettre l’enseignement bouddhique (faire shakubuku) est une façon de partager les problèmes des autres tout en les éveillant à une véritable façon de vivre. Autrement dit, c’est une action qui vous permet d’illuminer les autres ainsi que vous-même. C’est une communication de cœur à cœur, de vie à vie, qui essaye d’éveiller la boddhéité. Faire shakubuku donne également aux gens une très grande chance de se polir mutuellement.
La véritable pratique bouddhique, en fin de compte, n’est pas théorique. L’important c’est : à combien de personnes avons-nous parlé, combien en avons-nous écoutées, convaincues, et soulagées de leur souffrance ? Goûter la paix et la sécurité, dans la solitude, en un lieu reculé, est très loin de l’esprit bouddhique originel.
Faire shakubuku est une révolution sans effusion de sang. C’est une grande révolution basée sur la bienveillance et la raison. C’est la révolution la plus capable de changer les profondeurs de la vie humaine. Elle a le pouvoir de renverser les tendances profondes de la société.
Transmettre le bouddhisme est un effort pour conduire les gens au bonheur absolu et à l’éveil. Cet effort se base sur la reconnaissance du fait que chacun possède en lui-même l’état de bouddha, l’état de vie suprême. C’est une action, la plus humaniste qui soit, par laquelle nous respectons la dignité de la vie de chaque personne. C’est ainsi que nous aidons les autres à installer la boddhéité dans leur propre vie. Il est très important de rechercher l’illumination dans le but de la partager avec les autres.

Comment vaincre sa nature égoïste ?

Donner le bonheur aux autres, c’est la marque de l’engagement que nous avons solennellement pris en tant que bouddhiste. C’est le véritable esprit du bouddhisme mahayana que traduisent nos efforts à aider les autres à atteindre le bonheur, même aux dépens de notre profit personnel. Pratiquer le bouddhisme signifie trouver la force de vaincre sa nature égoïste. Sachez que la pratique de shakubuku est la clé pour accomplir le défi de notre révolution humaine. 
On trouve, dans le Sûtra du Lotus, l’histoire du bodhisattva Fukyô. Le terme « fukyô » signifie, littéralement : « Ne jamais mépriser ou méconnaître ». Au niveau de notre action, cela veut dire que nous respectons la dignité de la vie de chacun, convaincus que la boddhéité est inhérente à la vie de chaque personne. Cela implique également que nous considérons toutes les oppositions à la pratique du bouddhisme comme une grande chance d’alléger notre karma négatif. Nichiren Daishonin dit que transmettre le bouddhisme est la tâche la plus difficile. C’est une forme de pratique bouddhique à mener continuellement, avec une grande force vitale.
 Si vous vous laissez décourager par l’inefficacité de vos efforts sur une période de plusieurs mois, votre attitude n’est pas celle d’un croyant décidé à pratiquer jusqu’au dernier jour de sa vie.
 Faire shakubuku n’est pas quelque chose de pénible. Ce devrait être une pratique agréable. Certains pensent, et ils ont tort, qu’à moins qu’une personne ne reçoive le Gohonzon, ils n’ont pas vraiment transmis l’enseignement ? Il n’en est rien ! Même si la personne à qui l’on parle ne reçoit pas le Gohonzon, évoquer la grandeur du Gohonzon, c’est déjà transmettre.

Que signifie « transmettre le bouddhisme au risque de sa vie » ?

Il faut bien dire que la destinée du genre humain n’est pas nécessairement positive ; elle comporte indiscutablement quelques aspects profondément négatifs. Puisque c’est un fait, faisons shakubuku dans la joie. C’est un véritable mouvement du renouveau, une grande révolution basée sur la bienveillance qui peut trancher les racines mêmes de la guerre. Lorsque vous parviendrez à convaincre quelqu’un de la grandeur de la foi au prix d’efforts répétés, une véritable joie jaillira dans votre vie. Lutter de tout votre cœur, là où vous êtes, voilà ce que signifie « transmettre le bouddhisme au risque de sa vie ». Il n’y a pas d’autre moyen que de dialoguer avec patience et de montrer aux autres la grandeur du bouddhisme. Cette transmission de vie à vie est la mission que s’est donnée la Soka Gakkai et que nous réalisons.
Si vous vous mettez devant le Gohonzon de la même manière qu’un enfant retrouve les genoux de sa mère, instinctivement, vous pourrez réaliser tous vos désirs. La réaction d’un enfant, quand il a peur de quelque chose, n’a rien de théorique. Dans un moment pareil, de toutes ses forces, il essaie de retrouver ses parents. Si nous parvenons à établir avec le Gohonzon un contact semblable, aucune de nos prières ne restera sans réponse. C’est la foi.

Qu’est-ce que la bienveillance selon le bouddhisme ?

Faire shakubuku est l’expression naturelle de l’essence même de l’esprit bouddhique. C’est également une action naturelle pour l’homme moderne. Bien des religions du passé se sont corrompues lorsqu’elles ont cessé de propager. Une religion sans l’esprit de transmettre n’est finalement plus une religion vivante. Nous qui pratiquons le bouddhisme de Nichiren Daishonin, devrions aussi réaliser qu’il n’y a pas de pratique du bouddhisme sans transmission du bouddhisme.
En faisant shakubuku, vous arrachez les racines du malheur dans la vie des autres. C’est la plus grande action de bienveillance. Au contraire, si vous constatez que quelqu’un est malheureux et que, tout en connaissant le moyen d’être heureux, vous ne le lui enseignez pas, en tant qu’être humain vous agissez en réalité de façon malveillante. 
La bienveillance va bien au-delà de la morale. Vous ne pouvez pas développer votre bienveillance, ou acquérir une détermination (ichinen) bienveillante par une simple décision consciente.
La bienveillance est une qualité qui transparaît naturellement dans vos actions. N’hésitez pas à transmettre le bouddhisme à quelqu’un par peur que, plus tard, il n’arrête de pratiquer. Vous devriez plutôt avoir peur de ne pas faire shakubuku du tout. Si grandiose que puisse être votre vision de la paix dans le monde, si vous n’êtes pas capable de convaincre les gens autour de vous, vous n’avancerez pas vers ce but. Ce n’est qu’en faisant apparaître des vagues successives de personnes éveillées à la Loi merveilleuse que nous pourrons atteindre un but aussi vaste que la paix mondiale.
Ceux qui, connaissant le bouddhisme, ne s’efforcent pas de transmettre cet enseignement, quelle que soit leur réussite et leur célébrité actuelles, ne seront pas capables de surmonter les forces négatives dans leur propre esprit et, au moment critique, tomberont dans les mauvaises voies. Au contraire, ceux qui persévèrent dans la pratique de shakubuku, en dépit des critiques, connaîtront à coup sûr le bonheur. Par cette activité ils construisent un rempart solide et épais qui protège leur bonne fortune et les empêchera de tomber dans le malheur.

L’étude du bouddhisme

Vous n’étudiez pas dans le seul but d’accroître vos connaissances, il est également important de graver les écrits de Nichiren dans votre vie. Plus vous pourrez concrétiser l’esprit du gosho (ensemble des écrits de Nichiren), plus vous saurez l’appliquer avec efficacité à la vie moderne et convaincre les autres grâce à votre compréhension du bouddhisme. Ainsi, vous pourrez faire du bouddhisme l’idéologie de notre époque.
Il ne manque pas de livres dont la lecture peut nous permettre de mieux connaître la société, mais il est précieux d’avoir un livre qui nous servira de guide tout au long de notre vie. Ce guide, pour nous, c’est le gosho. Celui qui maîtrise le gosho a, en fait, saisi l’essence de toutes les idéologies, philosophies, et phénomènes sociaux. Telle est la grandeur et la profondeur du gosho. Vous pouvez choisir d’étudier n’importe quel passage. Continuez donc, je vous en prie, à vivre selon les passages que vous sentez avoir le mieux compris, avec votre vie même. Il n’y a pas de sagesse plus grande que celle d’une personne qui vit selon le gosho tout au long de sa vie et pratique exactement comme Nichiren l’enseigne. 
La théorie n’existe que par rapport à la pratique. Elle doit avoir pour fonction de prouver la validité de la pratique. Se perdre dans la théorie sans pratiquer, si belle que puisse être la théorie, la dégrade jusqu’à ne plus en faire qu’un jeu intellectuel.

A quoi sert l’étude en bouddhisme ?

Il y a de nombreuses raisons d’étudier. D’abord l’étude vous aidera à mieux comprendre le sens que vous voulez donner à votre vie et à former une vision correcte de la réalité. Ensuite, nous étudions pour soutenir notre foi et trouver de quoi nourrir notre pratique. En troisième lieu, nous étudions pour nous développer et avancer chaque jour. Quatrièmement, nous étudions pour développer notre capacité à encourager les autres. L’étude est un outil qui permet d’approfondir sa foi. Au fur et à mesure que notre foi progresse, elle nous pousse naturellement à étudier davantage les enseignements de Nichiren Daishonin. Étudier de cette façon approfondit indiscutablement la foi, et une foi plus profonde crée le bienfait. J’espère que vous récitez beaucoup de daimoku et que vous essayez de lire le gosho, ne serait-ce qu’une page ou une ligne par jour, afin qu’il devienne une partie intégrante de votre vie. 
Le regretté président Toda déclara un jour : « Quand je lis les textes de Nichiren Daishonin, plutôt que de m’efforcer de comprendre chaque phrase et chaque mot, j’essaye de ressentir cette grande compassion qu’il éprouvait, lui, le bouddha, sa conviction magnifique, son désir passionné de sauver et protéger les êtres humains et sa noble et ferme décision d’accomplir kosen-rufu. Quand je lis les textes de Nichiren, j’ai l’impression que son esprit m’inonde le cœur comme le soleil de midi en plein été. Parfois, c’est comme si je me trouvais sous une grande cascade irradiante. Et à chaque fois que j’éprouve cette sensation, je suis plein de vénération pour Nichiren Daishonin et j’ai pitié de ceux qui ne parviennent pas à ressentir la grandeur de son esprit. »